Nouthra Dona di Maortse

de Joesph Bovet

en patois gruyérien

 

 

Il y a des lieux à travers le monde où, indépendamment des

convictions religieuses de chacun, on ressent une charge

spirituelle et émotionnelle.

 

Parfois c'est un temple, comme Theotihuacan, le centre

cérémoniel des Aztèques, près de Mexico.

 

Parfois ce sont des mégalithes, comme à Stonehenge, en

Angleterre, ou d'étranges statues, comme à l'Ile de Pâques.

 

Parfois, comme à Nazca, au Pérou, ce sont de simples lignes

tracées sur le sol, mais dont nul ne peut expliquer l'origine.

 

Parfois c'est une montagne, parfois une rivière.

 

Dans tous ces lieux, on sent qu'il y a quelque chose de plus,

quelque chose qui vient de très loin, un rayonnement, une

vibration, une présence, une mémoire partagée à travers les âges.

 

Il y a un tel lieu pas très loin d'ici.

Oh, rien de spectaculaire, juste une humble chapelle,

mais qui porte en elle la ferveur de tous les pèlerins qui s'y sont agenouillés

et la force identitaire de toute une région.

 

C'est Notre Dames des Marches,

qu'en patois gruyérien on appelle Nouthra Dona de Mortse.